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    Acide pour tous : Rubberduck de  D-LusionRubberduck a été créé en 1996 pour fonctionner avec le système d'exploitation windows 95. Rubberduck est un synthé pour faire des basses. Mais c'est surtout un émulateur de la fameuse TB 303. D-lusion fut un des pionniers sur le marché des  logiciels de synthétiseurs en temps réel. Rubberduck comporte plusieurs oscillateurs combinés à des filtres pour imiter -plutôt bien pour l'époque- les basses gargouilllantes de l'acid-house, de la Transe et d'autres productions de la lignée Techno. Si aujourd'hui il fait figure de gadget - ce n'est pas un plug-in audio VST (Virtual Studio Technology) - il est gratuit, facile d'utilisation et compatible avec le système d'exploitation windows 10.  Il vous permettra de goûter aux joies de l'acide ! Si vous n'avez pas de synthé  le clavier de votre ordinateur suffira pour rentrer les notes. 

    Voici une petite démo enregistrée avec audacity qui couple Rubberduck à la "d-lusion drumstation". Le choix du tempo  : 100 BPM est celui de la new-beat (généralement entre 90 et 120 max).

    Télécharger rubberduck et D-lusiondrumstation sur le site D-Lusion :

    http://www.d-lusion.com/ProductsRubberduck.html

    http://www.d-lusion.com/ProductsDrumstation.html

     

     


  • Comme chaque été journaux et magazines ont sorti  leurs pages sexe de l'été (avec l'air de ne pas y toucher)  et leurs éternels  "incontournables"  reportages sur le cap d'Agde,  dossier sur les  amours  de vacances, la première fois, l'amour après 50 ans,  pratiquer l'amour à trois un challenge ?, Peut-on être libertin et fidèle ?, sommes nous tous bisexuels ?   comment faire l'amour à la plage,  sans oublier leur rubrique nous avons testé pour vous : "essayer la sodomie", ou encore "les cougars sont-elles un bon coup ?", etc.,

    Toutefois ils n'égaleront jamais le  style cru et concis des titres new beat qui obtiennent haut la main le prix de la provocation et de l'humour racoleur.

    Ainsi Christine D. improvisée chanteuse le temps d'un titre "Europe" s'essaie à pousser quelques cris orgasmiques  sous la férule de Pascal Maton.

    Dans son interview elle revisite l'émission mythique de carbone 14 "l'amour en direct" qui consistait à mettre en présence deux personnes disposées à faire l'amour en direct devant le micro (et à faire ? ou simuler le coït). Christine D. explique qu'un technicien du studio pour l'aider dans sa performance s'est proposé de "la sauter" ce qui a donné à ses vocalises de débutante une indéniable authenticité.

    C'est pas de l'arnaque !

    L'interview de Christine D.

    Entre nougat beat et dissidente érotique cuvée carbone 14 spécial année 80 le titre de Cricri :

     

    Carbone 14 c'était quoi ? Un article de Télérama : Carbone 14

     


  • De très bons sets (6 exactement) par DJ PhilipVDB  à partir des classiques de la new beat des années 88-89 étaient déjà sur you tube. Ils peuvent maintenant être téléchargés sur son site :
    http://www.thehouseofbelgium.net/  

    Remix new beat

     


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    Voilà un titre bien stupide, à l’image des hauts faits du grand journalisme que nous allons vous rapporter ici et dont se sont fait l’écho plusieurs journaux français… du Dechavanne pur jus.

     

    Au mois de juin dernier la ministre de l’écologie Ségolène Royal invitée du « petit journal » de canal plus venue parler de son engagement contre le réchauffement climatique, offre un badge au journaliste.

    L’ecstasy sauvera la planète... et nos jeunes !

    «Voilà ça, c’est la mobilisation. Je vous l’offre», clame fièrement Ségolène Royal, tendant le pin’s à Yann Barthès. «C’est la Terre qui retrouve le sourire», Yann Barthes l'interrompt et s’empresse de mettre en avant une des utilisations de ce logo : «Dans les années 90, c’était le logo de l’ecstasy.».

    M. Yann Barthes a une émission à scandales… qui tombent à plat. Le smiley dans les années 80 était surtout l’emblème d’un mouvement musical de l’acid house et de la new beat (qui s’est hybridée avec le premier).

    Pas de quoi en faire un flan donc. D’ailleurs ce logo, serait selon wikipédia (car je n’ai pas d’autres sources pour l’attester) apparu bien plus tôt dans les années 50-60.

    Cela fait des lustres qu’il est présent  un peu partout s’en que l’on s’en émeuve le moins du monde. Pour preuve ? cette pub, en 2013,  pour des contrats d’avenir (c'est-àdire des contrats précaires mal payés) de la Régie autonome des transports parisiens (Ratp). Mon dieu mais quel avenir veut-on pour les jeunes de Paris et sa banlieue ? Devront-ils tous se droguer pour avoir un emploi à la RATP ? Remarquez le sourire de la victime qui semble faire l'apologie de l'ecstasy et dont le visage est coupé juste au dessous du nez pour préserver l'anonymat. Inquiétant !

    L’ecstasy sauvera la planète... et nos jeunes !


     


  • La New beat est un objet relativement insignifiant au regard de la constitution d’un savoir encyclopédique. Il serait particulièrement ridicule de penser qu’une erreur sur un ce sujet entame la crédibilité de Wikipédia.

    En revanche le processus à l’œuvre, celui de la circularité de la construction des connaissances, l’écorne quelque peu.

    Tout le monde peut contribuer à l’écriture d’un article sur Wikipédia, nul ne peut se prévaloir de son statut social pour justifier de la validité de son point de vue. Une telle conception est pleinement en accord avec l’idéal démocratique. Mais, de même que le vote dans une démocratie n’a de valeur qu’avec des citoyens éduqués, la constitution commune d’un savoir encyclopédique suppose des contributeurs formés. Il faut donc des rédacteurs ayant assimilé à minima les règles d’élaboration d’un article encyclopédique ou se formant au cours de leur participation à l’écriture de l’article.

    Cette formation participative est possible avec Wikipédia. Les contributeurs discutent, corrigent, votent… les plus chevronnés viennent en aide aux novices… En conséquences les erreurs sont nombreuses, mais remarquable avantage, c’est une encyclopédie dynamique susceptible de s’amender en permanence. La façon dont les connaissances s’y construisent se veut transparente (cf. notamment l’historique des articles consultables par tous, le rejet des arguments d’autorité, etc.).

    Mais cela ne résout pas tout, voici un des problèmes que j’ai constaté en suivant l’article New beat sur Wikipédia. Il concerne évidemment bien d’autres articles : il s’agit du recyclage intempestif d’informations. L’article New beat sur Wikipédia en est truffé. Le principe est le suivant : des wikipédiens apportent leurs modifications à un article. Celui-ci reste en l’état quelque temps. Puis certains éléments s’avérant erronés sont supprimés. Malheureusement entretemps des sites plus ou moins sérieux cherchant de l’information (parfois au moindre coût et effort) ont puisé dans l’article en question sans discernement pour fournir du contenu à leur site ou écrire un article.

     

    Se présentent alors deux possibilités :

    - l’information erronée E de Wikipédia est copiée par le site Z telle quelle dans son intégralité avec la référence à Wikipédia et la date de récupération de l’information. Cela a le mérite d’être clair.

    - une partie de l’information erronée reprise de Wikipédia est réinjectée avec réécriture dans une page du site Z, sans indiquer la source et la date. Ce deuxième cas est le plus problématique.

    Dans ce deuxième cas l’information va rester là... jusqu’à ce qu’un beau jour un contributeur de Wikipédia, à la recherche d’information sur le même thème, se base sur cette source l’information E trouvée sur le site Z (sans se préoccuper de qui a écrit quoi ou encore des sources de sa source) récupère l’information erronée, en ajoutant de bonne foi en référence le site en question. La boucle est bouclée.

    Wikipédia et la new beat : circularité de la construction des connaissances encyclopédiques.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La New beat est un mouvement musical éphémère parmi tant d’autres. Sa durée et sa localisation sont connues. Les documents sont assez facilement accessibles : voilà donc qui ne devrait pas poser de problèmes pour la constitution d’un article de bonne qualité sur le sujet, et pourtant…

    Ainsi l’utilisation de références à d’articles datés de 2012 voire 2015 consacrés à la new beat et trouvés sur des sites web au détriment des articles de l’époque contribue -t-elle à la réécriture d’une histoire de moins en moins objective concernant ce courant musical.

    La tendance actuelle étant plutôt, sous l’emprise d’un parfum de nostalgie, de s’empresser de l’encenser comme pour s’assurer qu’il est bien mort . En fait  l’accueil réservé par les médias à la new beat n’a pas été à l’époque une vague unanime d’enthousiasme…





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